On arrive au château par une allée encadrée par une dizaine de jeunes tilleuls. A l’entrée de l’allée, à droite, on remarque un beau hêtre pourpre.
Puis on entre dans la première cour du château où l’on a aménagé un jardin de lauriers-roses et d’agrumes en bacs(citronniers et mandariniers) comme cela était à la mode au XVIIè siècle, quand Jacques de Maillé était châtelain de la Flocellière.
En contournant le donjon, on découvre une vaste terrasse dominant un paysage de collines et de champs entourés de haies bien caractéristiques du Haut-Bocage. De l’autre côté du vallon, une ancienne ferme déjà mentionnée dans les documents de 1090, et, en haut de la colline, dans un boqueteau, les ruines d’une tour, qui était l’ancien moulin à vent du château.
La terrasse était en fait la grande cour du château avant l’incendie de 1794. Elle était entièrement fermée et entourée de bâtiments d’habitation et d’une chapelle. On y a crée un jardin classique à parterres rectangulaires entourant l’ancien puits et ponctués d’ifs taillés.
Cette partie du parc se trouve dans un vallon situé à l’Ouest et au Nord de la colline granitique sur laquelle est construit le château.
Ce vallon débordant de verdure est riche en sources et en cours d’eau, propices à la création d’étangs. Il est planté d’une grande variété d’essences locales : frênes, aulnes, noisetiers, chênes, châtaigniers.
En partant du jardin médiéval, on descend vers l’étang qui se trouve en contrebas, au fond d’une petite vallée appelée TirePeine. Depuis le Moyen Age, ou peut-être avant, une source abondante y fournit en eau le château.
Arrivé à la digue de l’étang, on prendra le chemin qui continue en face, en laissant à gauche l’ancien lavoir. Sur quelques centaines de mètres, ce chemin serpente entre les haies et aboutit à un petit champ en contrebas du château.
En longeant ce champ, on admirera de très anciens châtaigniers émergeant de la haie. A droite, belle vue sur le château et à gauche, un étang en contrebas. Au bout du champ, un passage à travers le mur ramène vers le parc romantique et le château.
Il est formé de 3 terrasses et s’étend au pied de la façade de style Renaissance située à l’Est du château. Une allée centrale descend à partir du grand escalier extérieur et permet de traverser le jardin formé de terrasses successives encadrées de vases médicis.
La terrasse intermédiaire, volontairement cachée à la vue des arrivants par un effet de perspective, se découvre quand on descend l’allée centrale.
A l’heure où paraissent ces lignes, ce jardin à l’italienne est en cours de travaux. Il doit être complété, au cours des années prochaines, par un ensemble de bordures taillées et de topiaires.
Ce jardin est situé au pied des anciennes murailles féodales, à l’Ouest du château.
Il rappelle ces jardins qui existaient au Moyen Age en bas des fortifications des villes ou des châteaux. Ils étaient formés de petits carrés de plantes aromatiques ou médicinales et de fleurs. On y accédait alors à partir du château par une petite porte ogivale qui existe encore à mi-hauteur de la muraille. On descendait dans le jardin par une passerelle piétonne (qui pouvait être relevée le soir) et un escalier de bois.
Le jardin actuel est formé de plates-bandes rectangulaires entourées de petits fusains taillés. Il est planté de fraisiers, groseilliers, framboisiers et cucurbitacées (courgettes, citrouilles, etc). On y trouve également, selon les saisons, des légumes et des fleurs.
























